Burberry’s story
Il y a 150 ans, un jeune homme rhumatisant inventait un vêtement appelé à briller sous nos cieux humides:L’imperméable gabardine.
Mais, avant de parader sur les podiums du monde entier et de briller dans les salons de Buckingam, Burberry a connu l’acte fondateur de son histoire dans un des lieux les plus discrets qui soient : un cabinet médical.
En 1856, Thomas Burberry est un jeune homme de 21 ans originaire du Hamphire. Pour la petite anecdote, il consulte son médecin pour un problème de rhumatismes précoces. Ce dernier lui recommande alors vivement de ne plus porter son imperméable en caoutchouc, lequel protège de la pluie mais ne permet pas d’évacuer la transpiration. Un conseil en forme d’heureux présage.
Apprenti drapier, l’ambitieux Thomas burberry ne tarde pas à s’installer à son compte dans une petite boutique de Basingstoke (Hampshire) et se met en tête de créer une matière imperméable à la pluie mais perméable à l’air. Pas moins de vingt-trois années de recherches avec un ami filateur vont lui être nécessaires pour mettre au point en 1879 un procédé révolutionnaire d’imperméabilisation. L’un de ses secrets résiderait en partie dans le tissage des étoffes.
Le couturier baptise alors son invention Gaberdine.
Passionné de sport et de nature, il s’applique à créer des lignes de vêtements pour les amateurs de golf, de ski, de tennis, d’équitation, de tir à l’arc mais aussi de chasse et de pêche. Fonctionnalité, confort et protection caractérisent tous ses modèles destinés à des activités de plein air. Le sportswear connaît sa première heure de gloire.
Dans les ateliers, les métiers à tisser ne cessent de tourner, et même sans fil d’or, le précieux métal commence à rentrer dans les caisses. Désormais à la tête d’une entreprise prospère, l’alchimiste du textile ouvre sa première boutique à Londres au 30 Haymarket, l’actuel siège social de la marque, près de Picadilly Circus et de Trafalgar Square. La consécration intervient vers 1900 lorsque le roi Edouard VII fait de Thomas Burberry son habilleur officiel. Dans les corridors du château de Windsor, résonne encore la voix de Son Altesse royale ordonnant à ses domestiques avant chaque escapade « de lui donner son Burberry ».
Jouissant d’une immense notoriété dans la société civile, Thomas Burberry gagne des galons lorsque le ministère des Armées le sollicite dès 1901 pour dessiner l’uniforme des troupes britanniques, The Slipon, commandées pour la guerre des Boers en Afrique du Sud. Le couturier patriote récidive au cours de la Grande Guerre en adaptant son célèbre imperméable en gabardine aux besoins des combattants. Rebaptisé Trench-Coat (manteau de tranchée).
Après la guerre, la société Burberry’s est bien décidée à voir plus loin tout en restant fidèle à la devise de son logo créé en 1904, le chevalier en armure Prorsum, signifiant en latin « je vais de l’avant ». Et c’est en 1924, soit un an avant sa mort à l’âge de 90 ans, que Thomas Burberry double ses gabardines du tartan écossais aux couleurs camel, rouge, noir et blanc. Le Nova Check, éternel symbole de la marque, s’exporte aux quatre coins du monde.
Affaire familiale à ses origines, Burberry’s passe en 1951 aux mains du groupe vépéciste Great Universal Store Limited. Sûre de sa renommée, la marque semble dès lors se satisfaire de ses acquis et reste installée dans un classicisme dont se détournent les plus jeunes. Et ce, malgré la formidable publicité que lui font les stars de cinéma, arborant la mythique gabardine dans des films de légende : Humphrey Bogart dans Casablanca, Audrey Hepburn dans Breakfast at Tiffany’s, Jacques Tati dans Mon oncle ou bien encore Meryl Streep dans Kramer contre Kramer, sans oublier Peter Sellers, l’inoubliable inspecteur de La Panthère rose.
En 1999, Burberry perd son « s », synonyme d’une page d’histoire familiale qui s’est tournée, mais reconquiert la scène de la mode sous l’impulsion de l’Américaine Rose Marie Bravo, La nouvelle dirigeante va alors donner un nouveau souffle créatif à la maison Burberry en s’offrant les services de Fabien Baron, l’ancien collaborateur de Calvin Klein, du photographe Mario Testino, des tops Stella Tennant et Kate Moss mais surtout de 2 styliste hors pair: Roberto Menichetti et Christopher Bailey. C’est un pari plus que réussi pour la nouvelle dirigeante car le chiffre d’affaire de la maison Burberry augmente considérablement et la marque intervient dans plusieurs domaines comme la parfumerie, le prêt-à-porter enfant…
Après un grand lifting et une grande diversification de l’offre la maison britannique » Burberry » a su reconquérir les podiums et le cœur du public jeune ainsi que d’un public plus authentique et traditionnel.
Parfums, maroquinerie, Dogs wear et autres accessoires font également partis des différentes gammes de produits de Burberry.
Géniale cette petite histoire de Burberry!!!
Une marque chic et intemporelle, que j’adore mais qui est malheureusement hors de ma portée!
Bisous,
Amélie
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